Élections québécoises de 2026 : que nous disent les chiffres ?
Une lecture des voix, de la représentation et du financement public annuel des partis politiques au Québec.
— سامر مجذوب

Les résultats des élections québécoises du 5 octobre 2026 sont intéressants non seulement pour connaître le vainqueur, mais aussi pour ce que les chiffres révèlent sur notre système démocratique.
Le Parti québécois a recueilli environ 28 % des suffrages et a remporté 59 des 127 sièges. Le PLQ a obtenu environ 24,5 % des voix et 40 sièges, tandis que le PCQ en a récolté environ 21 % pour 19 sièges.
Fait peut-être le plus marquant, la CAQ a obtenu plus de 570 000 votes, soit environ 13,5 % du total, sans toutefois remporter le moindre siège.
Il existe également une dimension financière. Au Québec, la subvention publique annuelle accordée aux partis politiques est répartie en fonction de leur part des votes valides, et non du nombre de sièges obtenus. Au taux de 1,99 $ par électeur inscrit en vigueur en 2026, cela signifie qu’un parti n’ayant remporté aucun siège peut tout de même bénéficier d’un financement public important, basé sur les votes qu’il a récoltés.
Ainsi, les résultats du 5 octobre 2026 peuvent être analysés sous trois angles différents :
Votes — Représentation — Financement public
Ces perspectives ne donnent pas la même image de la situation.
- PQ : 28,4 % des voix — 59 sièges — 3,62 M$ de financement public annuel.
- PLQ : 24,5 % des voix — 40 sièges — 3,13 M$ de financement public annuel.
- PCQ : 20,9 % des voix — 19 sièges — 2,67 M$ de financement public annuel.
- CAQ : 13,5 % des voix — 0 siège — 1,72 M$ de financement public annuel.
- QS : 12,6 % des voix — 9 sièges — 1,60 M$ de financement public annuel.
Quelles que soient nos préférences politiques, ces chiffres nous rappellent que chaque vote compte, que la représentation peut différer considérablement du vote populaire et que les élus ont la responsabilité de représenter l’ensemble des Québécois, et non seulement ceux qui ont voté pour eux.
L’élection est terminée. Place désormais à la responsabilité d’écouter, de gouverner avec équité et de rassembler les Québécois.
